La gazette du pays de Quimperlé

La gazette du pays de Quimperlé

L'actualité du pays de Quimperlé sous un autre angle

Des buis épineux

 

 

A Quimperlé, il peut y avoir des papiers gras sur les trottoirs, des ronces devant les murets de propriété, des cendriers de mégots vidés sur les parkings, des crottes de chiens devant les vitrines des magasins, … ça ne dérange pas les citoyens, quelqu’un ramassera bien. Pour ne pas en être offusqué, il suffit de passer son chemin et faire mine de ne rien voir.

Par contre, dès que les services des espaces verts ont l’idée saugrenue de couper une feuille d’un buisson alors là, alerte à Malibu, les cloches sonnent le glas, une page entière dans la presse sans compter les réseaux anti sociaux qui participent à la folie douce.

Cette place Charles-de-Gaulle, du centre-ville historique de Quimperlé, fait parler et couler beaucoup d’encre depuis quelques jours. Mais pourquoi donc ? A cause des buis tricolores. Non, ils n’ont pas été peints en bleu, blanc et rouge pour les élections mais, leurs feuilles sont marron, jaune et vertes. Malade, vous avez dit malade, …

Lors du mandat du maire Alain Pennec, la majorité municipale avait décidé le réaménagement de cette place de-Gaulle pour en faire un parking à minima et une esplanade verdoyante. Ces jours derniers, ce maire Pennec a été scandalisé de la décision prise collectivement par les services des espaces verts, la majorité municipale, les bâtiments de France et l’architecte concepteur des lieux d’arracher une bonne partie de ces buis malades. Son adjoint de l’époque et conseiller municipal de l’une des 2 oppositions actuelles, Alain Kerhervé, à une fois de plus perdu sa boussole : il est aussi en colère face à ce changement de décor en basse ville. La municipalité Quernez a osé toucher à leur bébé qui devait marquer au fer rouge leur passage en tant qu’élus. Aurait-il fallu leur avis pour extirper au godet ces pauvres buis, entre la vie et la mort depuis plusieurs saisons déjà ?

Ont-ils la mémoire courte les 2 compères ? Ces buis avaient été plantés bien loin des règles de l’art du métier de paysagiste. Buis mis dans un substrat non adapté, dans un sol gorgé d’eau à une période peu propice à l’installation racinaire. Au fil des semaines, cette pauvre terre avait fini par devenir du béton … Pensez-vous chers élus que les plantes développent leurs racines dans du béton ? Depuis la mise en place de ces pauvres buis, qu’avez-vous entrepris pour endiguer cette fin tragique ? Avez-vous interpellé l’entreprise avec laquelle vous aviez fait affaire à l’époque pour planter ces arbustes ? Gonflés, les 2 élus osent dire que ces buis n’ont pas été entretenus. L’entreprise qui a planté ces arbustes, n’avait-elle pas l’obligation pendant un certain temps, de veiller au bon développement de ces plantations ? Y avez-vous pris garde en tant qu’élu ? Ensuite, on nous parle de buis malade ! Quelle plante aurait pu survire a si peu de considération …

Le troisième larron de cette ancienne municipalité Pennec a surgi, une fois n’est pas coutume, du bois. Erwan Balanant, conseiller municipal de l’une des 2 oppositions actuelles, estime que ce nouveau choix paysagé est dû à un caprice d’élue. En l’occurrence, celui de l’adjointe Nadine Constantino. Il y a quelques semaines, cet élu avait porté un coup de fleuret moucheté à l’endroit de l’adjointe à la culture Cécile Pelletier. Depuis quelques temps, nous pouvons noter qu’Erwan, fervent défenseur du féminisme, a du mal à admettre que les femmes du conseil municipal de la majorité quimperloise peuvent être compétentes et surtout mettent tout en oeuvre pour apporter à la cité une dynamique pour que celle-ci soit encore plus attrayante. Contrairement à certains élus d’une compétence moindre, ces femmes semblent plutôt s’attacher aux résultats de leurs actes que de rêver de graver dans le marbre leur passage.

 

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