La gazette du pays de Quimperlé

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L'actualité du pays de Quimperlé sous un autre angle

Recyclage à Kernault

Recyclage à Kernault

Le conseil départemental du Finistère, dont le Premier vice-président n’est autre que le maire de Quimperlé Michaël Quernez, a souhaité depuis 2006 réunir 5 domaines patrimoniaux du Finistère au sein d’un établissement public de coopération culturelle, « Chemins du patrimoine en Finistère », afin d’y promouvoir des entrepreneurs appelés plus communément artistes. Le domaine de Kernault, sur la commune de Mellac, en fait évidemment partie puisque voulu et chouchouté comme il se doit par le Grand Louis depuis si longtemps. Michaël Quernez, homme politique aux multiples casquettes, est aussi Président de Finistère tourisme qui soutient cette politique culturelle.

N’oublions pas non plus l’investissement de tous les instants d’Anne Maréchal. En effet, Première adjointe à Clohars-Carnoët mais aussi Conseillère Départementale qui a récupéré les dossiers culture et tourisme. Au moins, avec ces deux -là, le Pays de Quimperlé n’aura rien à envier aux autres concernant le tourisme et la culture. Mais à quel prix, les contribuables veulent savoir ?

En 2013, nous avions déjà eu le privilège d’avoir un artiste résident au manoir de Kernault : Roland Cognet. Il avait réussi à nous concocter, grâce à un tronc de séquoia du domaine de Trévarez, une oeuvre dite portée puisque supportée par une structure métallique de couleur orangé. Pour ceux qui ont raté cette démonstration de talent à Kernault, ne paniquez pas, vous pouvez toujours la voir sur place ou alors consulter quelques clichés sur le net. Combien a-t-elle coûté aux contribuables cette pitrerie ?

Les dotations de l’Etat ont soi-disant diminué. Pourtant, il suffit de constater que les années se suivent et se ressemblent en matière de gabegie financière pour la culture : pour cette année 2016, le choix de l’artiste s’est porté sur l’Allemand Robert Schad, qui passe son temps à tordre, à détordre et à souder des morceaux de fer depuis des décennies pour en faire selon ses dires, des œuvres d’art. Pas moins de 40 personnes pour suivre ce dossier culturel. Mais où trouve-t-il toute cette inspiration pour nous sortir de telles structures ? Etant donné la grandeur et le poids de ces créations fantasques, il est nécessaire de faire appel à des entreprises de levage. Pour les non- initiés ce n'est qu'un tas de ferraille qui ne tient pas debout, pour les experts c’est de l’Art contemporain … Pour ses œuvres à Kernault, il estime qu’une représente « une maman couchée dans l’herbe » et pour l’autre, « son enfant jouant aux alentours ». Il faut en effet être vraiment connaisseur pour apprécier à sa juste valeur ces pièces uniques.

Mais où se procure-t-il toute cette matière première ? En ces temps de vache maigre, faire tourner les entreprises locales serait la bienvenue. L’entreprise Fer-Chif, spécialisée dans l’achat et la vente de métaux entre autres, installée sur une des zones de Kervidanou, rencontre actuellement quelques soucis commerciaux du fait de la baisse des cours mondiaux des métaux. Peut -être y aurait-il trouvé son bonheur : la gérante se serait faite une joie de lui proposer quelques morceaux de ferraille très utiles pour confectionner ces édifices.

Inauguration officielle le 28 mai au manoir de Kernault, rencontre avec "The Artist" sans oublier les élus, petits fours et pétillant.

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Geronimi 11/03/2016 19:25

La culture c'est comme la confiture ,moins on en a ,plus on l'étale.

La liberté de penser 13/03/2016 12:19

Pour le coup, ici le prix du kilo de confiture est tellement élevé, qu'il faut bien veiller à lécher la cuillère.

DUHAMEL 11/03/2016 13:37

En matière d'art, les égouts et les couleurs n'ont pas la même saveur suivant que l'on soit écolo-bobo-gaucho et lambda-de-base du terroir. Je me souviens d'une personne du 1° groupe qui à l'occasion d'une expo du même acabit à Kernault m'avait fait l'éloge du travail de l'artiste "qui à force de persévérance avait réussi à coucher 7 couches différentes de peinture rouge sur la même toile composée de papier journaux superposés et collés". Excusez du peu! Ce a me rappelle un certain "quart de lune" de la place st Michel pour laquelle la municipalité devrait demander l'inscription au patrimoine de l'humanité avant qu'il ne disparaisse totalement sous la fiente des pigeons qui s'en servent comme perchoir.

La liberté de penser 13/03/2016 12:37

La culture a toujours été un domaine de prédilection exploité par la gôche à des fins non pas pour parfaire les connaissances des citoyens mais à des fins électorales.
La culture, un prétexte pour déclencher la pompe à fric pour "les talentueux".
Concernant l'œuvre Place St Michel sous le mandat Guy Savin, c'est un croissant de lune selon "The Artist", qui avait fait un triple salto arrière lors d'une tempête, abimant de la carrosserie sur son passage.
Occupant un espace plutôt utile au stationnement, devrait finir au milieu d'un rond point.