La gazette du pays de Quimperlé

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L'actualité du pays de Quimperlé sous un autre angle

Un coup de binette

Un coup de binette

Nos chers élus du pays de Quimperlé ont trouvé la parade pour que les citoyens acceptent de devenir de temps en temps des techniciens des espaces-verts afin que leur ville reste propre. Le prétexte est tout trouvé : trop de travail pour entretenir tous les espaces, l’abandon de l’utilisation des produits phytosanitaires et ultime motif, ne plus pouvoir embaucher du personnel à cause de la baisse des dotations de l’Etat. Il suffit de lire les bulletins municipaux des différentes communes, nos élus suivent à la lettre les préconisations de leurs supérieurs.

Il incombe déjà à chaque habitant d’entretenir les trottoirs situés devant leur domicile. Neige et verglas à déblayer en hiver, les herbes indélicates à biner toute l’année. De nombreux citoyens seraient évidemment prêts « à jouer le jeu de rôle » pour entretenir leur quartier sauf qu’il serait peut-être nécessaire aussi, que les espaces-verts soient mieux définis pour que leur entretien soit efficient.

Combien de terrains de sport inutiles dont la pelouse est entretenue ? Combien de jardinières aux couleurs éclatantes remplies d’annuelles mises à la poubelle tous les ans ? Combien de parterres avec des fleurs dont l’entretien et l’arrosage ne sont que purs gaspillage ? Il serait grand temps que les espaces verts soient remplis d’arbres et arbustes nécessitant peu de soins. Parfois, les citoyens sont étonnés que des fleurs, certes sauvages, soient arrachées des murs alors que des touffes d’herbes s’enracinent dans les caniveaux. Est-il opportun d’avoir du personnel pour faire des semis d’annuelles dans des serres municipales ? L’efficacité est jugée sur le terrain. La polyvalence n’est peut-être pas une habitude dans les services des espaces-verts ?

Une solution quelque peu humoristique consiste à mettre des panneaux qui indiquent que l’endroit est «un espace en fauchage tardif ». Faut-il alors multiplier ces panneaux aux entrées des communes ? La plaisanterie va plus loin, nos élus nous expliquent comment faire du jardinage chez soi dans leur brochure. A charge de revanche, rendez-vous pour que les administrés férus de jardinage leur prodiguent quelques cours basics.

Nous en sommes presque à nous demander si l’intervention d’entreprises privées n’aurait pas un coût moindre pour la collectivité. Est-ce vraiment la gestion des espaces-verts qui pose problème ou alors celle du personnel ?

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