La gazette du pays de Quimperlé

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L'actualité du pays de Quimperlé sous un autre angle

Tout s’en va, tout se meurt

Tout s’en va, tout se meurt

Pléthore d’études sont menées entre autre par les Chambres de Commerce et d’Industrie afin que les commerçants et artisans aient l’impression que leurs activités ne sont pas sur le déclin et surtout que les pouvoirs publics ne les délaissent point.

La CCI de Quimper, sous la Présidence de Jean-François Le Garrec, avait proposé que ses stagiaires mènent une enquête sur le terrain à Quimperlé fin d’année dernière. Comme par hasard, de nombreuses villes Finistériennes ont eu ce même type de proposition. Cette étude consistait à diagnostiquer l’environnement commercial du cœur de ville de Quimperlé et de comprendre les comportements d’achat des consommateurs sur la zone de chalandise. Est-ce normal de rémunérer des enquêtes établies par des stagiaires en sachant que les CCI perçoivent suffisamment de taxes pour pérenniser leurs activités puisqu’actuellement l’Etat s’accapare de leur excédent budgétaire, c’est dire. Ce type d’étude pouvant être mené par des écoles de commerce pour un moindre coût. La Cocopaq avait fait réaliser également une étude du même acabit pour les 16 communes du pays de Quimperlé pour 12 400 euros H.T.

A lire le rapport de ces études consultable sur le net, il s’avère que certaines suggestions étaient bien travaillées en amont pour donner du crédit aux initiatives que les élus pourraient prendre par la suite.

En théorie, ce genre d’étude redonne le moral aux artisans et commerçants qui se sentent trop souvent laissés pour compte. En pratique, encore un des derniers commerces rue Savary va baisser le rideau courant octobre de cette année. Le sujet du commerce rue Savary est la madeleine de Proust des élus qui se sont succédé à la mairie de Quimperlé. Aucun n’a eu le courage d’annoncer à ses administrés mais aussi électeurs, que la rue Savary commerçante, c’était jadis …

Compte tenu du nombre conséquent de commerces vacants sur Quimperlé, il serait peut-être envisageable de reconsidérer les artères naguères florissantes, en privilégiant le changement de destination de ces commerces, en favorisant les logements sociaux. En effet, Quimperlé ville accueillante comme il se doit, à tout intérêt à garder dans ces artères délaissées, un semblant de dynamisme en y accueillant avec bienveillance les nouveaux arrivants qui ne seront pas regardant, dans un premier temps, sur le paysage visible de leur fenêtre. Tout le monde ou presque y gagnerait : les rues seraient au moins animées toute l’année.

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